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Actuellement

Résidence Villa La Brugère
du 31 août au 11 septembre 2026.

Résidence Recto/Verso
Collectif ACTE, LP2i, Jaunay-Marigny, juillet 2026.

La peau de l'eau
Projet Arts et Sciences 2026, laboratoire Morphodynamique Continentale et Côtière, Universités de Caen et Rouen.
Avec le soutien du département du Calvados.

Ciel, ruisseau, racines
Exposition collective aux côtés de Guillaume Barborini, Delphine Gatinois, Claire Hannicq, Laurent Odelain et Clément Richem.
Du 4 avril au 3 juillet 2026, La lune en parachute, Épinal.

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Evelise Millet travaille l’empreinte, le dédoublement du monde réel par un jeu de positif-négatif propre aux surfaces et matières qui se rencontrent et s’impriment. Evelise Millet a été formée à l’édition, une pratique indexée à la grille, à l’épreuve, à la casse, à la précision horlogère d’un travail de l’image et au choix du papier. La grâce de son travail, sa ténuité, repose sur l’extrême attention portée à l’infiniment petit, au moléculaire, au quasi invisible. Elle révèle donc. Elle rassemble sur un autre plan ce que nos yeux peinent à voir. Dans cet entretien de décembre, Evelise raconte faire dessiner les cours d’eau, vouloir relever l’empreinte des fleuves sur une feuille de papier pour fixer en 2D ce qu’ils contiennent de plus bouillonnant : les hydrocarbures du trafic fluvial, les végétaux en décomposition et surtout la vie de ses occupants dans leur forme infinitésimale, celle des planctons. Dans une œuvre précédente, « Seuil », c’est la poussière qu’elle balaie et passe au tamis, avec cette même attention portée à ce qui compose la sédimentation d’un lieu : les traces du passage de ses habitants, le relief de leurs usages.
Les gestes qu’impose Evelise Millet conditionnent notre regard. Il faut s’arrêter, figer le mouvement, capter le flux. Par un jeu de miroir grossissant, elle zoome sur le détail pour nous le rendre accessible, passant au crible – scanner ou microscope – poussière et plancton. Puis, dans un rapport d’échelle inversé, ce sont la fois suivante les gros bateaux qu’elle suit en direct sur des cartes indiquant le trafic fluvial et maritime qui induiront les vagues et lui imposeront sur la rive l’attente de la fin des remous pour sa pêche aux organismes miniatures. L’image obtenue sur le papier aura finalement l’esthétique satellitaire des outils qui impulsaient les recherches préparatoires. Les sortes de relevés topographiques dont les marbrures s’impriment apparaissent tels des dépressions et des anticyclones : des masses aériennes et mouvantes que nous adoptons par paréidolies pour rendre entendable et maniable ce qui se joue à une autre échelle, le très vaste comme le tout petit.

Texte de Marion Le Torrivellec, printemps 2026, Laboratoire Recto/Verso.

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La peau de l'eau, 2026. Vue de l'exposition Ciel, ruisseau, racines, La lune en parachute, Épinal.

Cargo, 2025. © Julien Tragin

Diplomatie (terre crue), 2022, vidéo HD, couleur, muet, durée variable..
Seuil, 2021. Tapis en caoutchouc, poussière de seuils, 120 x 45 cm.
Empreinte de la surface de l'eau, 2021, papiers à dessin et feuilles aquarelle, poussières de roche, dimensions variables.
Une goutte façonne son milieu, 2021.